DROITS DES FAMILLES A SAISIR LA MDPH

Pétition « Touche pas à mon PPS »

Suite à la réponse de Marisol Touraine sur la question du renouvellement annuel du PPS (à lire sur www.senat.fr), signons la pétition :

Marisol Touraine : NON à la MISE A MORT DES DROITS DES ENFANTS DYS !

Actualités 2017

Ce que nous avions pressenti se confirme !

Le PAP concerne maintenant la plupart des enfants initialement reconnus par la MDPH !

Merci à la Fédération Française des Dys ! Merci à Dyspraxie France Dys à l’origine de ce dispositif qui est une brèche à la loi de 2005.

Le PAP est de plus en plus fréquemment imposé , SANS AUCUNE INFORMATION PREALABLE aux familles alors que la loi de 2005 leur permet de faire le choix de recourir à la MDPH pour permettre d’obtenir un Plan de Compensation du Handicap pour leur(s) enfant(s), incluant la demande d’Allocation d’Education de l’Enfant Handicapé, le Projet Personnalisé de Scolarisation (remplacé en Seine et Marne par le Gevasco…) et l’orientation.

En outre, l’équipe éducative CHOISIT également de donner une suite favorable (ou non) à la famille qui fait la demande, sans avoir besoin de se justifier. Il n’y a pas de délai de réponse obligatoire, les familles patientent pendant des mois. En cas de refus, la famille n’a aucun de recours.

Le PAP ne reprend pas l’ensemble des demandes des professionnels de soin, l’équipe éducative CHOISIT ce qu’elle pense pouvoir mettre en oeuvre. On est sur une logique de « moindre contrainte » des adultes et non une logique d’inclusion scolaire.

Le PAP ne permet pas la prise en charge des soins (ergothérapie, psychomotricité, suivi psychologique, …) ni la demande d’une AVS, la fourniture d’un ordinateur et des matériels et logiciels adaptés. Ces soins, aides techniques et humaines sont pourtant connus  depuis plusieurs années comme étant INDISPENSABLES et EFFICACES pour la réussite des dys. 

Pour les élèves dyspraxiques, le PAP n’est qu’un pansement sur une jambe de bois, le PAP leur fait perdre un temps précieux dans les apprentissages. Epuisement, démoralisation, décrochage… Nous sommes alertés par des familles qui se posent des questions de déscolarisation en raison de ces contextes difficiles, répétés année après année.

L’équipe éducative CHOISIT également de suspendre les aménagements si les notes de l’élève sont satisfaisantes !

Pire, les demandes d’aménagements aux examens s’appuient généralement sur les (maigres) aménagements mis en oeuvre pendant l’année scolaire. On diminue ainsi les chances de réussite des élèves dys !

On n’est donc plus dans une logique de compensation / contournement du handicap DANS LE TEMPS  mais dans une logique de DIFFICULTES SCOLAIRES PONCTUELLES !

CE N’EST PAS ACCEPTABLE !

Côté MDPH, les dossiers des familles sont souvent rejetés, surtout pour une première demande car le dossier est complexe à bâtir et que, pour les dys, cette demande est considérée comme inopportune en raison de l’existence du PAP… mais aussi d’enfants plus handicapés (à qui, de toute façon, on dira la même chose…)

Pourtant, la dyspraxie EST BIEN UN HANDICAP A VIE, qui impacte non seulement la scolarité mais également l’intégration sociale et l’insertion professionnelle.

Partant de ces constats, la Fédération Dyspraxique Mais Fantastique s’est à nouveau mobilisée pour faire remonter les difficultés des familles adhérentes.

En effet, en collaboration avec Tous les Dys de France, la Fédération a saisi le Défenseur des Droits concernant la discrimination quotidienne subie par les personnes « dys ».

Nous avons étayé notre dossier avec des cas de familles qui ont bien voulu nous faire part de leurs témoignages et nous les en remercions.

Nous avons insisté plus particulièrement sur les points suivants :

  1. Les MDPH et taux de handicap
  2. Le PAP inadapté aux enfants dys en situation de handicap, les PPS transformés en PAP, le GEVA-Sco
  3. Le Décret no 2014-1274 du 23 octobre 2014 est discriminatoire pour les personnes en situation de handicap
  4. Les dispenses et aménagements aux examens
  5. Les dys et l’orientation postbac
  6. La RQTH et les adultes dys

La loi de 2005 avait ouvert un espoir pour les associations de défense des droits des personnes « dys » mais son application s’est révélée très insatisfaisante. Le système s’avère discriminatoire et très inefficace.

Notre dossier est en cours d’examen et nous espérons vivement que le Défenseur des Droits agira pour faire cesser ces discriminations.

NE RESTEZ PAS SEULS !

LUTTONS ENSEMBLE POUR LES DROITS DES DYS !

Notre association se tient à la disposition de ses adhérents pour les soutenir en cas de difficultés.